Entre ascension et suspension. Modèle de transparence, cet escalier à deux volées l’est aussi pour sa prouesse technique : deux tonnes et demie de verre suspendues au-dessus du sol. « C’est le poids du virtuel, explique Thierry Mazellier. Du moins lorsqu’on choisit, comme ici, le verre pour taquiner l’évanescence en toute pérennité ». Dans ce passage obligé d’un triplex, l’impression de léviter guette le visiteur ! À l’aplomb d’une verrière zénithale, on peut monter ou descendre des degrés de verre sans contre-marche dans l’entre-deux formé par d’autre vitrage. Les lames traversent les planchers et définissent l’espace dynamique de l’appartement. La teinte légèrement verte de l’ensemble exprime l’élan verticale de cette coupe réalisée dans des étages d’esprits différents. Seul le podium formant les quatre premières marches de l’escalier révèle la dimension horizontale des lieux : il se fond avec le parquet de Jatoba rouge d’un grand plateau à vivre, sans séparation entre séjour et cuisine…