La hiérarchisation haussmannienne des espaces au cinquième étage – pièce « nobles » sur rue et pièce de service côté cour – s’avère aujourd’hui obsolète, l’espace à vivre à été ouvert grâce à la suppression du couloir et des cloisons. Après concertation avec les Maîtres d’ouvrage à propos de la perte de surface inhérente à la création d’un grand escalier, l’architecte, au regard de la compacité du plan, à pris le parti d’ouvrir le plancher du sixième étage par une vaste trémie et d’implanter l’escalier au centre de l’espace à vivre. Cette trémie est ceinturée par un chevêtre (sorte de cadre) reliant entre elles les poutrelles métalliques sectionnées. La coursive périphérique ainsi créée est protégée par un garde-corps composé d’un ruban métallique qui se déroule jusqu’au niveau inférieur pour créer un escalier sculptural. Fort élégant, cet escalier blanc extérieurement et rouge à l’intérieur, structure et fédère magistralement salon et salle à manger.