École Jeannine Manuel

Type
Rénovation
Statut
Réalisé

Extension du bâtiment administratif de l’École Jeannine Manuel de Paris.

Le projet architectural

Le projet préserve et rénove le bâtiment blanc du XIXe siècle existant avec sa cour pavée et son mur d’enceinte opaque sur la rue du Théâtre. Le nouveau bâtiment est une boîte en vers superposée. Une partie de cette « maison blanche » est intégrée dans la nouvelle construction, sa façade et le pignon, sont visibles à l’intérieur du nouveau Hall. Elle est partiellement « mise sous cloche » dans le volume de verre de l’extension. Le volume blanc, massif, du petit bâtiment traverse la paroi de verre transparente et translucide, sérigraphiée d’une écriture blanche, et s’imbrique dans les vides du nouveau volume.

Le tableau en façades

Plutôt qu’un graphisme de plus, d’architectes ou de designer, nous avons pensé à un artiste peintre. Le sujet étant d’agrandir un tableau d’un mètre par deux réalisé à la peinture à l’huile, spécialement pour les façades du projet, dont le motif serait agrandi quinze fois en conservant les subtilités aléatoires des traces du pinceau sur la toile. L’image sérigraphiée sur le verre est issue d’une transformation informatique vectorielle, fidèle et contrôlée par l’artiste et les architectes. Les motifs imprimés sur les écrans de verre filtrent les lumières en alternant de façon progressive, la transparence, la translucidité et l’opacité. Ils permettent d’alterner les vues et les pare-vues, l’intimité pour les occupants, et d’offrir une œuvre aux passants de la rue.

Gérard Traquandi, l’artiste, est reconnu pour son travail sur le motif

Pour cette image abstraite, Gérard Traquandi évoque un rythme dynamique, du vent, de l’eau, des nuages.
« Après avoir pris connaissance de l’histoire de l’École Jeannine Manuel, de son architecture, et du positionnement des façades depuis la rue, il m’a semblé pertinent d’évoquer par un rythme dynamique, la notion de passage. Plutôt que vertical, j’ai opté pour un rythme horizontal afin de mettre en évidence ce qui me semble être les vertus de cet établissement, diversité des élèves, des enseignements, l’idée que leur séjour ici sera un moment riche et dense dans le courant de leur vie. C’est ce courant que j’ai illustré dans la forme que je propose à la vue des occupants de l’école et à celle des passants », Gérard Traquandi.
Ces façades ne sont pas seulement la peau du bâtiment, représentative d’un code esthétique ou fonctionnel, mais le support d’une expression urbaine, un dialogue avec l’école et la ville.